Soigner mon chagrin avec des mots, c'est comme vouloir vider une piscine à la petite cuillère.

 Soigner mon chagrin avec des mots, c'est comme vouloir vider une piscine à la petite cuillère.
.
.

Mes faiblesses, mes incapacités, mes phobies, mes inaptitudes, tout le bataclan qui m'empêche de vivre comme tous ceux qui, dès le matin, sourient à la vie juste en soulevant les paupières ; ceux qui sourient juste pour un rayon de lumière, juste pour l'odeur du café, juste pour un câlin...
.
.

Je ne suis ni riche, ni pauvre.
Mes parents ne sont pas divorcés.
J'ai un frère et une soeur.
Je ne suis pas une enfant battue, je n'ai jamais crevé de faim, je n'ai jamais été abusée sexuellement, je n'ai jamais été séquestrée, ... Je n'ai jamais vécu quelque chose de vraiment atroce.
J'ai eu mon bac et je poursuis mes études.

Bref, une vie complètement banale (TROP banale), où je m'emmerde profondément.


Par là, je ne veux pas dire que j'aimerai vivre une des situations citées plus haut, mais un peu d'animation dans ma vie me ferait du bien.

# Posté le mardi 17 juin 2008 10:24

Je suis un produit de la génération 88

Je suis un produit de la génération 88
Il y a d'autres trucs inutiles que je peux vous dire:

- J'aime la photographie
- J'aime la musique
- J'aime la comédie
- J'aime le dessin
- J'aime lire
- J'avais un rêve d'avenir, mais on me l'a brisé car il n'était pas fiable (secrètement j'essaye d'en recoller les morceaux)
- Je suis tellement timide avec les inconnus que l'on peut considérer ça comme une maladie
- Je déteste les araignées et d'autres bestioles
- Je hais les orages
- Je veux vivre au soleil
- Je suis une trouillarde
- Je suis une bordélique-organisée
- Je suis toujours en retard
- Je n'ai absolument pas confiance en moi
- Je hais le machisme et le racisme
- Je suis pas un canon mais je pense pas être une mocheté
- Il m'a manqué une présence masculine pendant mon évolution
- Et bien d'autres choses encore...

Je suis une handicapée du coeur

# Posté le mardi 17 juin 2008 11:20

Au début, on croit mourir à chaque blessure. Et puis on s'habitue à endurer n'importe quoi et à survivre à tout prix.

Au début, on croit mourir à chaque blessure. Et puis on s'habitue à endurer n'importe quoi et à survivre à tout prix.
Parents: - Géniteurs d'un ou de plusieurs enfants
Parents: - Deux personnes qui apprennent à un enfant à parler et à marcher, pour ensuite lui dire de se taire et de s'asseoir

.
.
.

Scientifiquement, nous avons forcement des ressemblances avec nos parents. Mais humainement, rien n'est moins sûr.

Comment considérer quelqu'un comme étant son père, alors que celui-ci passe son temps à vous rabaisser?
Qu'il croit que nous vivons encore au temps où l'être masculin avait tous les droits?
Quand il vous oblige à vivre une vie qui ne vous plait pas?
Ou encore quand il vous dit que vous représentez tout ce qu'il déteste chez quelqu'un, que vous ne réussirez rien et que vous n'êtes qu'une merde?

Comment considérer quelqu'un comme étant sa mère, alors que celle ci passe son temps à vous faire des reproches?
Qu'elle croit que nous vivons encore au temps où l'être masculin avait tous les droits?
Quand elle est incapable de prendre votre défense?
Ou encore quand elle favorise ouvertement d'autres personnes, qu'elle ne sait vous parler quand criant et quelques fois aussi en vous insultant?

Comment pouvons nous croire que ces personnes sont nos géniteurs alors que tout nous sépare?
Que se sont les deux seules personnes qui arrivent à faire pleurer de haine ou de tristesse votre coeur de pierre?
Quand on a envi de partir le plus loin possible d'eux tellement on suffoque?
Ou encore quand se sont deux personnes très proche de vous mais qui ne nous connaissent absolument pas, qui n'ont aucune confiance en vous et qui ne voient que du négatif en vous?

Mais comment faire pour vraiment les haïr?
Comment faire pour les ignorer totalement?
Comment trouve-t-on la force de partir et de ne jamais revenir sur ses pas?
Comment être sûr qu'on ne sera jamais comme eux?

# Posté le jeudi 19 juin 2008 10:44